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Une marche blanche en hommage à Victorine

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Elle n’avait que 18 ans. Victorine a été retrouvée morte le 28 septembre dernier.

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Elle avait disparu deux jours avant, après une virée au centre commercial.

Après avoir raté son bus, elle avait entrepris de regagner le domicile familial à pied.

Un kilomètre l’a séparait de sa destination. 

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Son corps inerte avait finalement été découvert immergé dans un ruisseau dans une zone boisée difficile d’accès.

Selon les conclusions de l’autopsie, elle serait décédée « par noyade avec l’intervention d’un tiers ». 

L’enquête d’abord ouverte pour « disparition inquiétante » a évolué depuis vers les chefs « d’enlèvement, séquestration et homicide volontaire ».

Je n’ai plus de mots

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Ce dimanche 4 octobre, une marche blanche est organisée en hommage à la jeune fille, à l’initiative de sa famille.

Parmi les proches qui seront présents, Romane, la sœur aînée de Victorine. Sur Facebook, elle avait partagé sa douleur: 

« Je n’ai plus de mots, je suis complètement détruite par cet énorme bouleversement qui change ma vie. J’ai leur cœur déchiré ».

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Quarante-sept enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Grenoble sont mobilisés sur l’affaire, « 

pour effectuer notamment une enquête de voisinage et entendre tout témoin utile ».

Un numéro vert est activé pour recueillir d’éventuels témoignages (0.800.200.142).

Une ville traumatisée

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Près de 2.000 personnes recueillies, anonymes et proches de Victorine Dartois, participent dimanche à une marche blanche à Villefontaine (Isère).

Le cortège est parti vers 14h30 du stade de la Prairie, lieu hautement symbolique du dernier coup de fil de Victorine à ses parents, pour rejoindre Les Fougères, le quartier résidentiel où habite la famille.

Dans une ville traumatisée et sous le choc depuis le drame.

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Romane Dartois, l’une de ses deux sœurs, avait demandé sur Facebook aux participants de porter un haut blanc, « signe de paix ». 

Tous les présents portaient le masque, comme il leur avait été explicitement réclamé. À la demande de la famille, très pratiquante, une croix, au pied de laquelle ont été entassés des bouquets de fleurs, a été érigée à l’entrée du stade.

Des ballons blancs portant le nom de Victorine y ont été attachés avant qu’une colombe ne soit relâchée par une des sœurs de Victorine.

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 En tête de la marche blanche, la famille, accompagnée d’un prêtre en aube blanche, est saluée par des applaudissements.

Venue de Bourgoin-Jallieu, rose à la main comme de nombreux jeunes présents, Anaïs Fortuna (19 ans) dit être là pour « rendre hommage à Victorine en espérant qu’on va retrouver celui qui a fait ça »« Depuis, on n’ose plus sortir. On a peur. J’ai peur pour mes soeurs et cousines », lance cette ancienne camarade de lycée. Bernadette Therville, une dame d’une soixantaine d’années, dit se sentir « concernée, en tant que grand-mère de petites-filles »« On n’ose plus laisser sortir nos enfants. On a peur que ça arrive de nouveau ».

Marche blanche pour Victorine
© Image Belga
Marche blanche pour Victorine
 ©AFP
Marche blanche pour Victorine
 ©AFP

Source/ rtl.be/info

rony jevemi

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