Sinistre série de cas de chevaux mutilés en France

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Juments éventrées ou mutilées, poneys à l’oreille coupée… de sordides attaques contre des chevaux se multiplient ces derniers mois aux quatre coins de la France, suscitant l’angoisse et la colère des propriétaires.

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Si, fin juin, quelque 11 cas de mutilation contre des équidés étaient recensés depuis décembre 2018, les attaques semblent s’accélérer depuis début août et plusieurs enquêtes sont désormais ouvertes à travers le pays.

Selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, qui s’est rendu vendredi dans un centre équestre de Saône-et-Loire où une jument a eu l’oreille coupée dans la nuit de mardi à mercredi, plus d’une trentaine de cas ont été recensés dans plus d’une dizaine de départements français.

«Ce sont des actes inqualifiables», a déclaré le ministre, en promettant «la mobilisation de tous les services pour que justice passe».

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Dans cette région, pas moins de quatre cas ont été recensés depuis début août.

Une ponette a ainsi été retrouvée morte et mutilée en début de semaine. Son crâne a été fracassé et une partie de son museau a été tranchée. L’autopsie a également révélé que le diaphragme de l’animal a été enfoncé. 

Dans le département voisin de l’Yonne, deux agresseurs ont été surpris dans la nuit du 24 au 25 août, tandis qu’ils lacéraient des chevaux, par le président du refuge. Ce dernier a pu donner de l’un d’eux un portrait-robot précis qui a été diffusé par la gendarmerie avec un appel à témoins.


«Sauvagerie cruelle»

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«C’est une sauvagerie cruelle qu’on a rarement observée», a déclaré à l’AFP le président de la Fédération française d’équitation, Serge Lecomte, présent lors de la visite du ministre. «Est-ce une secte? La sauvagerie envers les animaux est le préambule de la sauvagerie envers l’humanité», a-t-il estimé.

Dernière annonce macabre en date vendredi, une jument a été retrouvée éventrée dans un champ à Puyvert (Sud) et un poney l’oreille lacérée. La découverte remonte à plusieurs jours, mais le propriétaire des animaux n’avait pas pensé à la piste criminelle avant d’entendre parler de faits similaires ailleurs en France et de prévenir la gendarmerie.

«Ces faits pourraient être à rapprocher des actes de torture d’équidés» relevés ces dernières semaines en France, a indiqué la gendarmerie de Pertuis dans un communiqué.

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Face à cette multiplication d’attaques, les professionnels ont appelé à la vigilance et la Fédération française d’équitation a annoncé qu’elle se constituait partie civile, après l’Ordre national des vétérinaires.

Les enquêteurs, eux, s’interrogent.

«Est-ce un challenge lancé sur internet? Un défi? La pulsion d’un individu? Toutes les pistes sont envisagées», indiquait fin juin Bruno Wallart, commandant de la compagnie de Riom, en Auvergne.

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Le cheval est «le 3e animal préféré des Français après le chat et le chien, il a une relation historique avec l’homme», soulignait il y a quelques jours Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à Grenoble qui vient de piloter une étude sur les auteurs d’actes de cruauté envers les animaux. «Pour qui voudrait choquer la population, c’est un choix particulièrement judicieux».

Des équidés ont déjà été ciblés dans le passé : en Angleterre, une trentaine d’attaques survenues en 1992-93 sont restées inexpliquées.

un portrait-robot précis qui a été diffusé par la gendarmerie avec un appel à témoins.

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Source / France Presse

rony jevemi

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