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Afin de vous préparer au mieux, voici un récapitulatif de ce que vous pouvez faire et de ce que vous devez éviter, notamment en raison de la pandémie de Covid-19.

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S’hydrater régulièrement, manger des aliments riches en eau, mouiller son corps, rester au frais… Alors que la France connait sa troisième vague de chaleur de l’année, avec un pic à plus de 40°C attendu dès ce jour, des gestes de prévention élémentaires s’imposent, particulièrement pour les plus fragiles, exposés à des températures pouvant même aller au-delà. Des précautions à adapter à celles nécessaires pour se prémunir au mieux du Covid-19, dont la reprise de circulation inquiète autorités politiques comme médicales.

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Boire (mais de l’eau, et pas trop)

Il faut s’hydrater davantage en cas de canicule et boire de l’eau régulièrement pour compenser ce qu’on perd en transpirant. Pour autant, il ne faut pas boire de quantités excessives, car cela peut être dangereux. Il est recommandé de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour. 

Descendre une, ou plusieurs, bières très fraîches se révèle aussi être une mauvaise idée : l’alcool déshydrate et il est d’autant moins bien supporté qu’il fait chaud. Ce qui n’empêche pas les ventes de « mousses » d’exploser quand le mercure s’envole : « Au-delà de 25°C, chaque degré supplémentaire entraîne une hausse de 5% à 7% du volume des ventes », expliquait ainsi Jean-Louis Bertrand, professeur de finance à l’école de management l’Essca d’Angers, dans Le Figaro

Mouiller son corps (mais pas à l’eau glacée)

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« Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avant-bras) plusieurs fois par jour », recommande l’agence sanitaire Santé publique France, qui conseille de se munir d’un brumisateur pour les trajets en voiture. En revanche, prendre une douche glacée n’est pas une bonne idée. Sur le moment, l’eau froide fait du bien. Mais le corps la ressent plutôt comme une agression et va lutter pour maintenir la température corporelle à 37°. Attention au choc thermique…

De même, se baigner dans l’eau fraîche d’un lac ou d’une rivière peut être dangereux, met en garde la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). On court le risque d’une hydrocution, choc thermique provoqué par une trop grande différence entre la température du corps et la fraîcheur de l’eau, et donc de noyade.

Rester au frais… en prenant garde au Covid-19

Chez soi, il convient de laisser volets, rideaux et fenêtres fermés le jour et ouvrir le soir et la nuit s’il fait moins chaud. Eviter de sortir aux heures les plus chaudes et se mettre à l’abri du soleil. Le sport et les efforts intenses en plein cagnard sont également à proscrire. Mauvaise idée : dormir à côté du ventilateur. L’air très sec risque au bout de plusieurs heures de dessécher les sinus ou la gorge et ce n’est guère conseillé aux allergiques exposés à un brassage d’impuretés.

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Avec l’épidémie de Covid-19, encore active quoique plus faiblement, des règles détaillées sur le plan technique (climatisation, centrale de traitement d’air, filtres, entretien…) ont été émises par les autorités sanitaires et le Haut Comité de la santé publique. L’utilisation de ventilateur est préconisée, y compris avec une brumisation, dans une pièce où se trouve une seule personne. Il doit être stoppé avant qu’une autre personne n’entre dans la pièce, relève la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG).

Dans les espaces collectifs de petit volume, clos ou semi-clos, le ventilateur est en revanche contre-indiqué quand plusieurs personnes s’y trouvent, même si elles portent un masque, dès lors que le flux d’air est dirigé vers elles. Dans les espaces ouverts, des systèmes collectifs de brumisation sont possibles, sous réserve de maintenir la distanciation physique recommandée.

Pour la climatisation, il convient de veiller au respect de la maintenance et rechercher le filtre le plus performant sur le plan sanitaire. « Il faut aérer, aérer, et avoir des systèmes de ventilation qui sont appropriés dans les endroits où on peut pas aérer », résume le Pr Arnaud Fontanet, épidémiologiste de l’Institut Pasteur.

Protéger sa peau

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« En ville aussi, les UV sont nocifs et restent très dangereux pour la peau, notamment celle des plus jeunes », prévient le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV). Il faut donc se protéger, en portant de préférence des vêtements de couleur sombre, en tissu à fibres serrées. Les plus petits « doivent être impérativement protégés » (chapeau, lunettes, tee-shirt à manches longues, vêtements anti-UV…), soulignent les dermatos.

Attention aux soi-disant protections qui ne protègent pas ou trop peu. Porter un T-shirt blanc pour une baignade ne sert à rien car cela « laisse passer tous les UV ». Et se mettre sous un parasol ou dans un endroit ombragé ne protège qu’à moitié, puisque cela « laisse tout de même passer 50% des UV ».

Donner de ses nouvelles

« Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide », conseille en outre Santé publique France, ajoutant que « si vous voyez quelqu’un victime d’un malaise, appelez le 15 », le numéro de téléphone du Samu. Les signaux d’alerte pour un coup de chaud sont les crampes, une fatigue inhabituelle, les maux de tête, une fièvre supérieure à 38°, des vertiges ou des nausées, voire des propos incohérents. 

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Enfin, note la SFGG, en cas de fièvre pendant une vague de chaleur, la prise de paracétamol (Doliprane, etc.) doit être validée par un professionnel de santé, en raison du Covid-19. 

Source/LCI

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rony jevemi

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