L’ONG Sea Shepherd offre une récompense de 10.000 euros « pour motiver ceux qui auraient des informations » sur l’ours « tué par balles » retrouvé mardi en Ariège

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Ce procédé à l’américaine a déjà permis à Sea Sheperd de retrouver la trace de deux marins « décapiteurs » de phoques bientôt jugés dans le Finistère. L’ONG quitte l’océan pour la montagne et récidive aujourd’hui en se mêlant de l’enquête sur la mort de l’ours pyrénéen, « abattu par arme à feu » et retrouvé mardi dans l’Ariège.

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Elle offre une récompense de 10.000 euros « pour motiver ceux qui auraient des informations permettant de faire avancer l’enquête ». « Les informations seront transmises aux autorités en charge de l’affaire et la récompense sera versée si le témoignage aboutit à l’inculpation du ou des coupable(s) », précise Sea Shepherd dans un communiqué.

Une plainte à venir de l’association Rewild

« La saison de chasse étant fermée, l’enquête semble se diriger vers un acte délibéré de braconnage ou une mauvaise rencontre avec un éleveur », s’avance l’ONG, qui regrette que « pour son acte illégal et odieux », le chasseur qui a tué en 2004 l’ourse Cannelle, la dernière de souche pyrénéenne, n’ait écopé que d’amendes. Elle précise enfin qu’en parallèle, l’association Rewild, dont elle cofondatrice, va porter plainte.

Du côté de l’Ariège et de l’enquête officielle, confiée aux gendarmes de Saint-Girons, rien n’a filtré depuis mercredi, jour où le jeune ours mâle, non encore identifié, devait être autopsié à l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse. Si son geste est délibéré, l’éventuel tireur risque trois ans de prison et une peine d’amende allant jusqu’à 150.000 euros.

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Résumé des faits

La tension entre partisans et opposants de l’ours dans les Pyrénées va encore monter d’un cran après l’annonce d’Elisabeth Borne. « Un ours a été découvert aujourd’hui en Ariège, abattu par balles, a indiqué la ministre de la Transition écologique sur Twitter. L’ours est une espèce protégée, cet acte est illégal et profondément condamnable. La préfète s’est rendue sur place. L’Etat va porter plainte », a écrit la ministre.

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« Personne n’a le droit de supprimer un ours dans les Pyrénées, c’est inconcevable. C’est une espèce protégée », a réagi Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’ours, qui défend la présence du plantigrade dans le massif. « Bien entendu, [nous] les associations allons également déposer plainte et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les responsables et les faire condamner. »

Une population en hausse, mais une survie pas assurée

Le nombre de ces animaux dans les Pyrénées atteint désormais les 50 individus, selon les autorités, un niveau qui n’assure toutefois pas la survie de l’espèce.

La France avait adopté un « plan ours » pour 2018-2028 prévoyant des lâchers pour renforcer la population dans les Pyrénées, mais il avait été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d’éleveurs.

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Début avril, c’est le cadavre de Cachou, un mâle de 5 ans, qui avait été retrouvé dans le Val d’Aran, sur le versant espagnol. Les autorités locales n’ont toujours pas officialisé les résultats de l’autopsie.

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Source/ 20 Minutes

rony jevemi

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