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En Belgique, Maëlle, 17 ans, est décédée jeudi 9 janvier, victime du syndrome du choc toxique après avoir porté un tampon hygiénique. Les médecins lui avaient d’abord diagnostiqué une gastro-entérique.

« Informez, pour que le décès de Maëlle puisse en empêcher d’autres. » Sur les réseaux sociaux, la maman de Maëlle a partagé toute sa douleur après la mort de sa fille. A 17 ans, cette adolescente originaire de Somzée, ville de Namur en Belgique, est décédée jeudi 9 janvier après avoir porté un tampon hygiénique. Comme de trop nombreuses femmes avant elle, elle a été victime du syndrome du choc toxique, forme du choc septique causé par un staphylocoque doré, qui reste visiblement encore tragiquement méconnu du personnel médical.

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« Notre Maëlle, 17 ans et grande sportive, pleine de vie et de projets, vient de nous quitter en moins de 48 heures dû à ce choc toxique de ses tampons. Elle avait été vue 5h après les premiers symptômes par un médecin de garde. C’est inacceptable. Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Ça ne l’a pas épargnée… Et non, ça n’arrive pas qu’aux autres. Alors, s’il vous plaît, chères filles, chères dames, réfléchissez à vos protections et surtout partagez un maximum« , peut-on lire dans la publication de la maman, citée par le média belge La Libre.

A la presse, la mère de Maëlle a détaillé comment l’état de santé de sa fille s’est progressivement dégradé. En rentrant du sport lundi 6 janvier, l’adolescente est prise de fièvre, de vomissements. Un médecin de garde diagnostique une gastro-entérite et lui prescrit des médicaments. Malgré le traitement, les symptômes deviennent de plus en plus intenses. Inquiète, sa famille appelle une ambulance qui amène Maëlle à l’hôpital. Sur place, les médecins établissent pourtant le même diagnostic.

« Changer son tampon le plus régulièrement possible« , conseille un médecin

La jeune femme souffre également de déshydratation. Son état de santé se dégrade encore, elle est transférée dans un autre établissement, en soins intensifs, où le choc toxique est enfin évoqué. Malheureusement, le diagnostic est établi trop tard pour Maëlle, qui décède peu après.

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Pour précision, le syndrome du choc toxique reste rare et n’a pas de symptômes spécifiques, ce qui complique son diagnostic auprès des médecins. Pour prévenir un tel drame, « la meilleure chose à faire, c’est déjà d’enlever (le tampon hygiénique) au plus vite quand on a des suspicions. Ensuite, je crois qu’il faut conseiller aux femmes de changer leur tampon le plus régulièrement possible« , explique Michel Bafort, responsable du service gynécologique de l’hôpital AZ Alma à nos confrères belges.

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Source/ Closer