La chanteuse américaine était soprano dramatique en raison de son imposante voix. Elle est morte ce lundi aux États-Unis.

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La cantatrice américaine Jessye Norman est morte à 74 ans ce lundi à New York des suites d’une septicémie, a indiqué à l’AFP la porte-parole de la famille.

« Nous sommes fiers de ses réussites musicales et l’inspiration qu’elle a donnée aux publics du monde entier continuera à être une source de joie », ont souligné ses proches dans un communiqué. « Nous sommes également fiers des causes humanitaires qu’elle a défendues, telles que la faim, les sans-abris, le développement des jeunes et l’éducation artistique et culturelle ». 

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Née dans l’Etat de Géorgie, la soprano s’est fait connaître en s’installant, à la fin des années 1960, en Europe où elle s’est produite dans les plus grandes salles. La cantatrice devenue icône avait chanté la Marseillaise en 1989 en France drapée en tricolore pour le bicentenaire de la Révolution.

L’une des sopranos dramatiques les plus reconnues

Dès l’enfance, Jessye Norman s’initie aux « spirituals » au sein de la communauté noire d’Augusta, où elle a grandi dans le sud-est des Etats-Unis, et où ses parents militaient au sein de l’organisation NAACP pour les droits des noirs. Elle décroche une bourse d’étude à l’université Howard, établissement fondé à Washington pour accueillir les étudiants noirs en pleine ségrégation.
    
Engagée dès 1968 – elle n’a alors que 23 ans – au Deutsche Oper de Berlin, elle débute en France cinq ans plus tard, dans l’Aïda de Verdi. Des invitations suivent au festival d’Aix-en-Provence (Hippolyte et Aricie de Rameau en 1983, Ariane à Naxos de Richard Strauss en 1985), à l’Opéra-Comique (1984) et au Châtelet (1983, et régulièrement depuis 2000).
    
Elle s’installe en Europe où avec son timbre sombre et pulpeux, elle s’impose comme l’une des sopranos dramatiques les plus reconnues, en particulier pour ses interprétations de Wagner. 
    
Femme de convictions, elle a fondé dans sa ville natale la Jessye Norman School of the Arts pour soutenir de jeunes artistes socialement défavorisés. Mais elle s’était faite rare ces dernières années, notamment après la publication de ses mémoires, Stand Up Straight and Sing! en 2014. Elle y racontait en détails les femmes qui l’avaient marquée, et le racisme auquel elle avait été confrontée, enfant puis adulte.

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Source/ BFMTV

rony jevemi

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